La permaculture

La permaculture est une oeuvre d’art avec son jardin potager. Cela commence dans l’âme et le coeur du créateur et de la créatrice, dès la conception des endroits, pour que leur culture soit en phase avec les particularités du lieu, cela signifie que c’est l’être humain qui s’adapte à Mère Nature et pas l’inverse. 

On commence en hiver par un dessin minutieux des espaces, et si c’est la première fois, une analyse du sol et de sa capacité à nourrir les plantes ou d’être nourri par celles-ci. Le sol est composé d’un substrat de 30-50 cm de terre (composé à son tour d’azote, d’eau, d’air et de composantes vivantes comme humus, compost et terreau) ainsi que de pierres plus en profondeur, il faut respecter cette séparation et ne pas mettre trop de terreau tout seul, au risque de trop tasser et faire moisir le terrain.

Une fois le dessin des lieux fait, et sa composante d’azote évaluée, on peut dire que là où il y a plus d’orties et de plantes qui poussent, le terrain est bien azoté et nourrissant pour les plantes et que là où il y a plus de pierres et de terrain sec, la terre sera à mouiller plus et à aérer et enlever la croûte plus souvent pour que l’eau ne s’échappe pas.

La première étape à faire en mars-avril est le retournement de la terre, ainsi tous les éléments nutritifs de la terre et la mauvaise herbe se mélangent et une nouvelle terre est prête.

Après avoir retourné et bien cassé la terre, il y aura des mauvaises herbes, des pierres et de la terre, il faudra enlever de la terre et des pierres la matière organique en utilisant une fourche ou un râteau et en grattant doucement la surface de la terre pour enlever toute herbe et humus.

Ainsi la terre sera prête pour fin avril, où les premières mauvaises herbes vont pousser et on pourra les arracher une fois pour toutes, pour ensuite recouvrir le terrain de foin là où on veut que la terre soit protégée (pour l’hiver, pour éviter les saintes glaces) et de copeaux si on veut créer des allées et des carrés faciles d’accès ainsi que pour entourer les plantes et éviter les mauvaises herbes.

Une décision s’impose à ce stade : que commence-t-on à semer à l’intérieur (chose plus facile pour tomates, oignons, choux, pois, qui vont donc devenir des plantons, pousser en 20 jours et seront prêts à planter dans le sol le 10-15 mai) et que commence-t-on à semer à l’extérieur sachant que leur évolution et pousse dépendra plus de la température et prendra plus de temps.

À ce stade, il faudra choisir qu’on plante ou on sème, sachant que les plantes faciles on peut les semer : courge, courgette, rhubarbe là où le terreau est plus pauvre; radis et carottes là où il n’y a pas de pierres pour empêcher la bonne pousse de ces racine

N’oublions pas que les semis achetés en grand surface sont sélectionnés pour ne plus donner des semis semblables l’année d’après, il faudra donc aller acheter ou échanger ses semis avec une association comme kokopelli qui donne des graines d’anciennes variétés pour que quelques plantes puissent donner l’année prochaine, des fleurs et des graines à replanter à l’infini, comme Mère Nature a toujours fait.

N’oublions pas qu’après 3-4 ans les légumes comme tomates, radis, carottes, absorbent l’énergie azotée du terrain, et dans ces endroits il faudra replanter des pois, légumes qui refixent plus d’azote dans le terrain de ce qu’ils utilisent.

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